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Complicité, souplesse, endurance et rigueur sont de mises pour pratiquer le Trec à cheval, une technique de randonnée équestre de compétition. Il faut pour cela aimer la randonnée et, comme pour l'endurance à cheval, la pleine nature et l'effort sur la durée.

Définition du Trec à cheval

Le TREC (technique de randonnée équestre de compétition) est une façon originale de profiter et de découvrir la nature tout en pratiquant une bonne activité physique. Plus précisément, il est un savant dosage de plusieurs disciplines :

Privilégiant la pratique en équipe, le Trec se déroule sur 1 journée, voire 2 avec une partie de nuit et en 3 étapes : le POR, le PTV et le MA. Ainsi, un bon trecquiste doit être autonome et avoir le sens de l'orientation.

Étape 1 : le POR

Le POR ou parcours d'orientation et de régularité est un itinéraire imposé de 10 à 40 km, voire plus selon le niveau de compétition. Des vitesses sont également prescrites (de 5 à 12 km/h) sur chaque tronçon du parcours. Voici le principe de cette étape :

  • Avant de démarrer, le parcours est découvert par le cavalier le jour de l'épreuve dans une salle. Celui-ci n'a que 20 minutes pour retracer sur une carte vierge l'itinéraire, sans erreur de tracé.
  • Puis, les cavaliers sont lâchés en pleine nature et, pour corser l'épreuve, il y a des difficultés et des subtilités topographiques placées sur le parcours. Il est interdit de s'aider d'un GPS ou du téléphone, juste une boussole et une carte sont admises. 
  • Bien entendu, il y a des points de contrôle inconnus des participants pour vérifier que le couple cavalier/cheval respecte bien les règles. Les contrôleurs notent le temps d'arrivée sur un carnet de route.
  • Lors du POR, il est important de ne pas prendre de retard, ni d'avance. La difficulté est donc de savoir maîtriser ses allures dans un temps imparti et sans se perdre. Pour cela, on peut marquer des temps de pause. 

Étape 2 du Trec : le PTV

Le PTV ou parcours en terrain varié est composé de 12 à 18 difficultés naturelles ou simulées qui sont des cas de figure classiques que l'on peut rencontrer lors de balades ou de randonnées :

  • des plans ascendants et descendants à passer à cheval et/ou en main ;
  • des contre-haut et des contre-bas à passer ;
  • un tronc à enjamber ;
  • un fossé à franchir ;
  • une haie à sauter ;
  • un slalom entre 6 piquets au galop ;
  • le passage au pas d'un gué ;
  • la traversée d'une passerelle ;
  • la fermeture ou l'ouverture d'un portail. 

Le cavalier doit franchir toutes ces embûches calmement, sans brusquer le cheval et en respectant et privilégiant la sécurité. Ces difficultés sont notées sur 10 points (note d'efficacité et note de style). 

Étape 3 : la MA

Le but de la MA ou maîtrise des allures est de marcher au pas rapidement, mais de galoper le plus lentement possible dans un couloir de 150 x 1,50 m, sans sortir du couloir et sans rupture d'allure.

Quel cheval choisir pour le Trec ?

Pour faire du Trec, il est judicieux de choisir un cheval :

  • de taille moyenne, qui sera plus facile à monter et descendre lors du PTV ;
  • sportif, endurant, pas trop froussard et avec des membres solides. 

Équipement du cavalier et du cheval pour le trec

L'équipement est un peu le même que celui de la randonnée. Cependant, pour faire du Trec, il est indispensable et obligatoire d'avoir quelques accessoires spécifiques comme :

  • un harnachement propre, en bon état et adapté au Trec (le même durant les 3 épreuves) ;
  • un nécessaire de maréchalerie ;
  • un licol, une longe, une corde d'attache ;
  • une trousse de premier secours (cheval et cavalier) ;
  • une lampe de poche ;
  • un gilet réfléchissant, voire des bandes réfléchissantes pour les membres du cheval. 

Pour ranger tout ce matériel, il préférable d'avoir des tapis à poche ou des sacoches.

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