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Le cheval est un animal à la fois robuste et fragile, qui évolue dorénavant dans des conditions de vie domestiques bien loin de son milieu naturel. Des soins réguliers et une alimentation saine permettent de prévenir un grand nombre des maladies du cheval, mais il est important de les reconnaître, savoir celles qui sont graves et comment réagir. Et, avant tout, il est essentiel de savoir si son cheval est en bonne santé ou non.

Maladies du cheval : influences de l'environnement

Avant d'être domestiqués, les chevaux pouvaient être confrontés à des conditions climatiques très rudes. Mais leur évolution, en fonction des attentes et des besoins des hommes et des cavaliers, a bouleversé leur résistance à diverses maladies, et leur condition physique en général :

  • Les hommes, en sélectionnant et en croisant des races et des caractéristiques bien éloignées de celles du cheval vivant en liberté, ont contribué à développer des consanguinités ou des tares.
  • L'équidé ne vit plus dans les grandes prairies avec ses congénères mais plutôt en box, en menant une vie bien solitaire rythmée par une à deux heures d'exercice par jour. 

On distingue aujourd'hui une longue liste de maladies, dont certaines sont directement liées à l'environnement :

  • conditions d'élevage ;
  • entraînement excessif ;
  • mauvaise alimentation.

Ces diverses maladies peuvent être :

  • des problèmes osseux ;
  • des affections pulmonaires telles que l'emphysème ;
  • des maladies de peau ;
  • des problèmes de comportement comme les tics à l'appui ou à l'ours. 

La régularité contre les maladies du cheval

De nature très routinière, le cheval apprécie la régularité tant sur ses rations alimentaires quotidiennes que sur ses conditions de vie, voire d'exercices. 

En cas de stress, d'ennui ou d'anxiété, c'est bien souvent le système digestif du cheval qui en subit les conséquences. Or c'est la partie la plus fragile de son anatomie : 50 % de décès de chevaux sont dus à un problème digestif

La stabilité est donc de rigueur pour maintenir votre cheval en bonne santé. Pas d'excès non contrôlé !

Reconnaître un cheval en bonne santé

Reconnaître les signes d'un cheval en bonne santé est essentiel pour éviter des maladies plus ou moins graves. Pour ce faire, faites donc appel à votre sens de l'observation en vous occupant de votre cheval quotidiennement. Si vous le connaissez bien, vous pouvez détecter rapidement toute anomalie pouvant cacher une maladie sous-jacente. 

Un cheval en pleine forme est un cheval calme et réactif au bruit et à son nom. Des signes simples à reconnaître permettent de savoir si le cheval est en bonne santé :

  • Son regard est vif, ses yeux ne larmoient pas.
  • Ses muqueuses sont roses et humides.
  • Son poil est lisse et brillant.
  • Ses membres ne sont pas gonflés ni chauds.
  • Vérifiez qu'il n'est pas déshydraté. Pour le savoir, il suffit de pincer la peau au niveau de l'encolure. Elle doit revenir tout de suite en place.
  • Vérifiez quotidiennement ses crottins, qui doivent être bien moulés et fermes sans dégager d'odeur nauséabonde. 

Cheval malade : quand appeler le vétérinaire ?

On hésite toujours avant de composer le numéro du vétérinaire. Pourtant, cela est vital quand le cheval a de la fièvre, mais également quand il est très abattu, ne mange plus, a la diarrhée, n'urine plus.

Il est aussi essentiel de le contacter pour :

  • des problèmes locomoteurs ;
  • des pathologies articulaires ;
  • des affections de l'appareil digestif (colique, ulcère gastrique) ;
  • des affections des voies respiratoires (crise de pousse, toux chronique) ;
  • une fourbure ;
  • un coup de sang ou myosite ;
  • des risques de maladies infectieuses, une piroplasmose ou une grippe équine. 

Grippe équine

Il est primordial de vacciner son cheval chaque année pour éviter des maladies graves comme la grippe équine. C'est d'ailleurs une obligation légale.

La grippe équine est une maladie très contagieuse qui se propage vite. Elle n'est pas transmissible à l'homme, mais peut anéantir tout un cheptel d'équidés. 

Les premiers symptômes sont de la fièvre, un jetage (écoulements par les naseaux) et de la toux.

Arthrose du cheval

Ce sont généralement les chevaux âgés qui sont atteints d'arthrose. Cependant, un cheval qui a des anomalies physiologiques peut développer de l'arthrose. Les chevaux de sport sont sujets à ce type de maladie car leur appareil locomoteur fournit beaucoup d'efforts lors des compétitions ou lors d'exercices intensifs.

L'arthrose provoque de fortes douleurs et des difficultés à se déplacer.

Poux équins

Les poux du cheval atteignent plus particulièrement les chevaux convalescents ou affaiblis. Ces petites bêtes, fort désagréables, provoquent des démangeaisons. Elles apprécient la chaleur des poils de tous les équidés.

Les symptômes sont des desquamations et un prurit plus ou moins important. Le poil devient terne.

Ostéopathie équine

L'ostéopathe intervient lors de problèmes de locomotion rencontrés par le cheval, tels que :

  • des boiteries,
  • des raideurs,
  • une douleur au dos, etc.

Il travaille avec ses mains pour soigner et réparer avec beaucoup de précaution et de délicatesse les lésions perturbant l'équidé. L'ostéopathe réalise un bilan en palpant le cheval. Cela lui permet de détecter les zones de tensions, les zones douloureuses et les restrictions de mobilité. Puis il fait un autre bilan en examinant le cheval en mouvement.

Le but de l'ostéopathie est de transmettre au corps de l'équidé le point d'appui nécessaire afin que ce dernier trouve l'énergie pour se rééquilibrer.

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