Sommaire

Comme la piroplasmose, la leptospirose est une maladie du cheval grave, voire mortelle, et est transmissible à l'homme. À l'origine de la maladie, des bactéries véhiculées par les petits rongeurs qui prolifèrent dans les eaux stagnantes, les prairies et le foin. Le cheval peut en être porteur longtemps avant de développer le moindre symptôme.

La leptospirose : une maladie zoonose

La leptospirose est une zoonose, ce qui veut dire qu'elle est transmissible à l'homme. Cependant, contrairement à l'équidé, cette maladie est généralement bénigne pour l'homme.

Les symptômes de la leptospirose

L'incubation de la maladie varie entre 4 et 14 jours. Les symptômes sont les suivants :

  • des frissons,
  • une fièvre importante,
  • des courbatures,
  • des douleurs musculaires et des maux de tête.

Cela ressemble un peu à un état grippal. Dans les cas les plus graves, elle peut conduire à :

  • une insuffisance rénale,
  • des complications pulmonaires,
  • une hémorragie,
  • des atteintes hépatiques ou méningées. 

La mort intervient dans seulement 5 à 20 % des cas. En cas de doute, il est indispensable de consulter son médecin qui prescrira une mise en culture confirmant ou non la leptospirose. Le traitement est à base d'antibiotiques.

Les précautions à prendre 

Il faut savoir que la bactérie, très sournoise, se faufile par la peau irritée ou lésée (coupure, blessure) ou les muqueuses. Si des chevaux sont affaiblis voire infectés, il est primordial d'être très vigilant en matière d'hygiène. N'hésitez pas à porter des gants lors des soins et de laver vos mains très régulièrement.  A proscrire, les bisous à un cheval porteur de la maladie. 

Mode de transmission de la leptospirose au cheval

Ce sont des bactéries de l'ordre des Spirochaetales, du genre Leptospira qui sont à l'origine de la leptospirose. Ces bactéries très résistantes et peuvent survivre longtemps dans le sol et dans l'eau. Elles vont donc se multiplier dans les ruisseaux, les eaux stagnantes, les marais, les prairies mais aussi le foin et la paille, qui seront alors contaminés.

La leptospirose est transmise par les rongeurs et les petits mammifères sauvages qui libèrent la bactérie contenue dans leur urine. De ce fait, les chevaux qui vivent au pré sont les plus exposés à cette maladie redoutable et sournoise.

Avant l'arrivée des différents symptômes, il est difficile de repérer si un cheval est atteint. Une fois que la maladie se développe, selon le type de leptospirose, la durée de l'évolution est d'une à deux semaines.

Les principaux symptômes de la leptospirose

La leptospirose se loge dans certains organes, tels que les reins, le foie, le tractus génital ou encore le placenta, et occasionne de nombreux dégâts.

Si vous constatez que votre cheval est calme, abattu, amaigri, avec une dégradation de son état général, il est important de réagir rapidement pour réaliser un bilan sanguin ou un examen clinique.

On distingue trois formes de leptospirose :

  • Leptospirose aig : fièvre de 39.5 à 41 °C, dépression, anorexie, conjonctivite, ictère, urine brune et légère, douleurs musculaires, phase de diarrhée et de constipation, pétéchies sur les muqueuses.
  • Leptospirose suraig : exceptionnelle, cette forme foudroyante de leptospirose entraîne un décès en quelques jours.
  • Leptospirose chronique : symptômes assez similaires à la leptospirose aiguë, avec des problèmes oculaires du type uvéité, cataracte voire cécité.

Une jument atteinte de leptospirose avorte dans les trois derniers mois de la gestation ou peut mettre bas prématurément.

Quel traitement contre la leptospirose ?

La leptospirose aiguë peut se confondre avec la piroplasmose, l'anémie infectieuse, l'ehrlichiose, l'artérite virale, la maladie de Lyme. Seul un examen clinique très approfondi avec des mises en culture des bactéries permet de les différencier.

Suite à la confirmation du diagnostic, le vétérinaire peut prescrire de la pénicilline (G et A) et des Céphalosporines (3ème génération), avec deux injections 25 mg/kg de poids vifs de Streptomycine à 15 jours d'intervalle.

Il faut souhaiter que le cheval ne soit pas trop affaibli et qu'il n'y ait pas trop de dégâts au niveau des organes vitaux pour qu'il puisse supporter ce traitement relativement long.

Comment éviter la leptospirose ?

Mieux vaut prévenir que guérir. De ce fait, il est vivement conseillé de réduire fortement les zones à risque en :

  • drainant les pâturages pour limiter les eaux stagnantes, véritable nid à bactérie ;
  • asséchant les mares et les endroits très marécageux ;
  • désinfectant régulièrement les boxes pour une meilleure hygiène ;
  • éradiquant les petits rongeurs (souris, rats, mulots) qui aiment trouver refuge dans les écuries, la paille, le foin mais aussi les granulés.
Lire l'article Ooreka

Aussi dans la rubrique :

Santé du cheval

Sommaire

Ces pros peuvent vous aider