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La gourme est une infection redoutable et contagieuse qui se propage rapidement dans un troupeau d'équidés et qui peut être mortelle dans certains cas. Il est donc indispensable de la détecter et de l'enrayer rapidement pour éviter qu'elle mette en péril tout un élevage. Un cas préjudiciable sur le plan équin, économique et financier.

Qu'est-ce que la gourme ? 

La gourme est une angine équine qui déclenche de fortes inflammations des muqueuses, du pharynx et du larynx. La cause de la gourme est la bactérie « streptococcus équi sub equi » (streptocoque de la gourme). La gourme est d'abord et surtout véhiculée lors de regroupements importants d'équidés comme sur un hippodrome, un centre équestre, des concours hippiques ou des foires. L'incubation est d'une à deux semaines environ et on compte trois mois minimum pour l'éradiquer.

Les symptômes de la gourme

Le cheval est abattu et fièvreux. Il a une perte d'appétit, les yeux qui pleurent et une toux grasse. On peut aussi observer :

  • un jetage jaune, épais et très purulent ;
  • de gros ganglions qui se transforment en abcès apparaissant au niveau de l'auge (chauds et très douloureux pour le cheval qui se tient la tête vers le bas pour se soulager) ;
  • des difficultés à respirer et à déglutir (sa respiration devient ronflante).

Que faire en cas de gourme ?

Dès les premiers doutes, il est important d'isoler le cheval malade des autres équidés afin d'éviter toute contagion, car c'est souvent le jetage nasal qui est la source de contamination pendant environ 6 semaines. Il faut savoir que la bactérie vit aussi dans l'eau. 

Des zones peuvent rapidement être contaminées : 

Bien entendu, il faut tout désinfecter et prévoir un vide sanitaire d'un mois dans les prés où ont séjourné les chevaux malades.

La gourme : quel traitement ?

Ce sont des antibiotiques et des anti-inflammatoires qui permettent de soulager et de soigner le cheval malade, même si certains vétérinaires sont récalcitrants à cette prescription, argumentant qu'ils empêchent le cheval de s'immuniser contre l'infection. Cependant, un cheval qui a eu la gourme est généralement immunisé : il ne peut pas contracter deux fois la maladie.

En cas d'abcès, il est aussi judicieux d'appliquer des compresses chaudes et alcoolisées pour favoriser la maturation avant d'entamer le traitement. Attention au pus qui s'évacue, il est très riche en germes !

En cas de gourme non traitée ou mal soignée...

Si la gourme a été mal soignée, voire non traitée, de graves complications peuvent se déclencher, comme :

  • une broncho-pneumonie ou une pleuro-pneumonie ;
  • une myocardie ;
  • une septicimie ; 
  • un cornage ;
  • un abcès pouvant rompre dans le cerveau ou les poumons.

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