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Beaucoup de passionnés d'équidés aimeraient se lancer dans l'élevage de chevaux. C'est un beau projet qui demande toutefois de ne pas être pris à la légère ni improvisé. Il est important de rappeler qu'un coup de cœur pour un cheval ou une race ne suffit pas. Un minimum de connaissances est nécessaire dans le domaine équin et en gestion car élever des chevaux, c'est diriger tout un cheptel, une véritable entreprise.

Élevage de chevaux : comment et pourquoi devenir éleveur ?

Pour faire de l'élevage de chevaux, il est indispensable d'avoir acquis certaines des compétences suivantes :

  • la maîtrise des techniques d'élevage et exploitation agricole (BAC pro élevage et valorisation du cheval) ;
  • des connaissances équines ainsi qu'en biologie animale ;
  • de bonnes bases en gestion et en comptabilité (BAC+3).

L'éleveur peut travailler à son propre compte ou dans un haras. Il gère et surveille son troupeau d'équidés (chevaux, mules, ânes), veille sur leur santé et leur apporte les soins quotidiens dont ils ont besoin. Il doit connaître les soins élémentaires et préventifs à prodiguer en matière de santé (blessures bénignes, intramusculaires ou intraveineuses, soins antiparasitaires). 

Le travail d'éleveur demande beaucoup de temps, d'attention et d'investissement à la fois personnel et financier. À moins de connaître une personne de confiance et expérimentée qui puisse facilement vous remplacer, oubliez vos vacances à l'étranger ou sur plusieurs semaines... Votre cheval demande une attention quotidienne.

Les missions en élevage de chevaux

L'éleveur de chevaux veille à son cheptel, mais aussi à l'entretien de son exploitation et de ses prairies. Généralement, il travaille en race pure. Toutefois, et selon les exigences et le marché, certains croisent des races pour obtenir un poulain mariant les qualités morphologiques de deux chevaux complémentaires.

S'il est éleveur-naisseur, il lui faudra choisir de bons reproducteurs (des étalons) et des poulinières. Un bon éleveur choisira un étalon qui compense les défauts de la jument. Un œil attentif est donc l'atout majeur de l'éleveur dans le choix des juments. Leur qualité est en effet essentielle car les poulinières transmettent 70 à 75 % à leur descendance, de leur aptitude ou de leur performance. 

Une connaissance approfondie de l'héritabilité est indispensable et permet de réaliser les meilleurs croisements.

Les critères de sélection pour un bon élevage

Pour sélectionner de bons reproducteurs, on retiendra des critères de sélection incontournables comme la morphologie du cheval, les performances et les indices génétiques et sportifs. Attention toutefois aux effets de mode !

Les concours de modèles et d'allures permettent de juger la qualité des chevaux (jeunes chevaux de 3 ans, foals ou reproducteurs). Les juges vont évaluer en premier la qualité de la morphologie du cheval, viendra ensuite la descendance qui permettra d'avoir une estimation de ses qualités et de ses défauts.

Quelques races sont prédisposées à certaines activités ou utilisations :

  • un cheval de trait peut être considéré comme un travailleur-attelé ;
  • le pur-sang est assimilé à un coureur-sauteur ;
  • le fjord, lui, est un excellent randonneur, attelé ou pas. 

Utilité du registre d'élevage de chevaux

Les éleveurs d'équidés doivent impérativement tenir un registre d'élevage. Le principal objectif est d'avoir un suivi sanitaire de l'animal. Il permet aussi de suivre la traçabilité de chaque équidé sur le lieu d'exploitation. C'est un véritable outil de veille sanitaire.

Chaque éleveur doit avoir en sa possession les documents suivants : 

  • papiers d'identification de chaque cheval détenu sur son exploitation ;
  • attestation de déclaration du lieu de détention ;
  • registre d'élevage à jour des mouvements de chaque animal.

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