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Un cheval au pré est un cheval heureux, car il s'agit de son habitat le plus naturel. En effet, il apprécie les grands espaces, se déplace en compagnie de ses congénères et broute entre 15 et 16 heures par jour. Animal grégaire qui supporte difficilement la solitude, il ne doit cependant pas être seul au pré, mais accompagné d'autres chevaux ou animaux (ânes ou chèvres, par exemple). L'alternative au pré, en cas de manque de place ou d'espace extérieur, est le paddock à proximité d'un box.

Cheval au pré, chez soi

Avoir son cheval à la maison, dans un pré, est le rêve de tout cavalier propriétaire. Ouvrir ses fenêtres le matin et voir sa monture profiter de la belle prairie, cela n'a pas de prix, surtout quand ils hennissent et arrivent au grand galop pour vous saluer. Cependant, cela ne présente pas que des avantages un tel espace possèdent des contraintes quotidiennes qu'il ne faut pas ignorer avant de se lancer dans cette superbe aventure :

  • Cet animal de grande taille a besoin d'un pré de 10 000 m² pour évoluer pleinement. Cela représente donc un espace très grand qu'il faut délimiter et entretenir.
  • Monté ou non, le cheval attire les insectes (mouches, taons) et d'autres bêtes comme les rongeurs.
  • Contrairement au chien, l'équidé n'est pas propre et dépose ses déjections où il se trouve. Il faut donc nettoyer très régulièrement car un pré s'entretient.

Caractéristiques de pré pour cheval

Types de pré

Il existe 2 possibilités pour avoir un pré :

  • soit il est attenant à votre maison ;
  • soit vous le louez à un agriculteur.

Dans ces deux cas, le pré doit correspondre à des critères de terrain, clôture, abri, mais aussi d'espace. Ce qu'il faut retenir :

  • Un hectare de pré pour un cheval représente un minimum car cela lui permet d'avoir de l'herbe à volonté et en abondance.
  • Toutefois, on peut héberger 2 chevaux si l'on complète avec du foin quand l'herbe vient à manquer ou en période hivernale.  
  • On peut aussi couper la pâture en 2 parcelles, ce qui permet à l'une de se reposer : l'herbe repousse, tandis que l'autre héberge le cheval. Puis, on inverse. 

Il est certain que ce type d'hébergement est idéal car il correspond au mode de vie du cheval, c'est-à-dire :

  • Il fait son exercice quotidien en marchant, gambadant, jouant ou en galopant dans son pré. Il n'est donc pas nécessaire de le monter tous les jours.
  • Votre cheval est heureux, car il n'est pas stressé par la vie au box.
  • Il s'adapte très bien à la vie en plein air et aux différentes saisons. 

Le choix du terrain 

On ne choisit pas n'importe quel terrain pour son cheval. En effet, il faut être très vigilant pour éviter tout problème ultérieur :

  • Optez pour une surface lisse, ensoleillée, à l'abri du vent et avec quelques arbres.
  • Le terrain doit être non boueux, car un bourbier lors des saisons pluvieuses pourrait :
    • provoquer de la gale de boue.
    • forcer le cheval à mal se déplacer, soumettant ainsi ses tendons à rude épreuve. 

Certains terrains sont à proscrire : 

  • les marais (vite inondés lors de pluies continues) ;
  • les terrains pentus, sachant que l'animal peut glisser quand il pleut ou qu'un vieux cheval a des difficultés à se déplacer quand les dénivelés sont importants. 

Les clôtures

Il est impératif que votre pré soit bien clôturé afin que le cheval ne s'échappe pas. Quelques conseils pour vos clôtures :

  • Optez pour une clôture réalisée avec du fil plastique (rond ou ruban), c'est la moins onéreuse.
  • Il est aussi préférable de l'électrifier.
  • Si votre budget vous le permet, vous pouvez choisir une clôture en bois ou en PVC. 
  • En revanche, le fil de fer ou le barbelé est à proscrire car il blesse le cheval. 

L'abri

Votre monture doit pouvoir s'abriter lors des intempéries, mais aussi lors des fortes chaleurs. Même si votre champ dispose de haies touffues ou de gros arbres, il est préférable de lui procurer un abri douillet. Il doit respecter les caractéristiques suivantes :

  • Celui-ci doit avoir une surface minimum de 9 m² pour un cheval.
  • Le sol doit être de préférence en ciment pour faciliter le nettoyage et il peut être paillé.
  • Quant à l'entrée de l'abri, elle doit être à l'opposé des vents dominants.

L'entretien du cheval au pré

Avoir une superbe et grande pâture bien clôturée est un avantage, mais il faut aussi penser à l'entretenir régulièrement. Pour cela, il faut :

  • analyser la terre tous les 4 ans environ, si vous souhaitez la nourrir de manière pondérée ;
  • semer de temps en temps de l'herbe aux endroits rasés ou piétinés par les chevaux ;
  • tailler les haies et nettoyer 2 fois par an les parties abîmées ;
  • désherber et vérifier qu'il n'y a pas de plantes toxiques qui ont envahi votre champ ;
  • curer les fossés et les mares qui se sont bouchés ;
  • nettoyer le pré (souche, matériel coupant) et retirer les crottins pour éviter une prolifération parasitaire.

Cheval au pré, en centre équestre

Si vous ne possédez pas votre propre terrain, la plupart des centres équestres, hors grandes agglomérations, proposent :

  • des pensions au pré : votre cheval est au pré toute l'année ;
  • des pensions mixtes pré/box : le cheval est sorti le matin et rentré le soir au box.

Ces deux formules constituent une bonne alternative sachant que la structure équestre se charge de la surveillance, de la nourriture du cheval et de l'entretien du champ. Bien entendu, ce service a un coût

Un investissement en énergie et temps

Si vous souhaitez être entièrement responsable de votre cheval, gardez en tête que cet investissement représente du temps et de l'énergie. En effet, vous devrez :

  • vérifier et réaliser les réparations des clôtures et des abris régulièrement (et réagir lorsqu'une clôture se casse en pleine nuit, dans le froid ou sous la pluie et laisse s'échapper le cheval) ;
  • stocker vos bottes de foin qui prennent beaucoup de place ;
  • avoir un conjoint compréhensif car il est difficile de partir en vacances ;
  • prévoir dans votre emploi du temps environ 2 heures par jour pour vous occuper de vos chevaux ;
  • découvrir la joie du fumier ;
  • dénicher un bon vétérinaire et un bon maréchal-ferrant, disponibles rien que pour vous ;
  • disposer d'un matériel encombrant pour nettoyer et entretenir le champ.

Si vous vous sentez dépassé, un agriculteur peut venir vous donner un coup de main et jeter un coup d'œil de temps en temps. Mais il est certain qu'en choisissant d'avoir un cheval au pré chez soit, vous connaîtrez des moments difficiles. De plus, un certain isolement peut se faire sentir si :

  • Les balades avec d'autres cavaliers se font de plus en plus rares.
  • On a aussi l'impression de régresser en équitation sans l'appui d'un moniteur.

Pour conjurer tous ces inconvénients, il est indispensable d'investir dans un van ou un camion pour pouvoir transporter votre cheval au club et ainsi retrouver vos amis autour de randonnées en groupe. 

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